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samedi 17 septembre 2011

L'Expression aussi veut sa télévision

Ahmed Fattani, directeur de L’Expression et directeur fondateur de Liberté, a annoncé dans les colonnes de son journal que son projet d’une chaîne de télévision était prêt depuis plusieurs semaines. . Il se nommerait Shems TV (un nom qui ne manquera pas de faire sourire).
L’étude de faisabilité a été confiée à un bureau d’études international non cité. La grille de la chaîne comporte plusieurs plages horaires de divertissements, d’émissions sportives et culturelles. Ahmed Fattani envisage également le lancement d’une radio FM installée à Alger et destinée à un large public.

Ahmed Fattani a déjà manifesté un intérêt pour la télévision. En juin 2002, il avait été pressenti par Djaouida Jazaerli pour prendre la tête de Khalifa TV. Rafik Khalifa s'était opposé à cette décision.

L'imprimerie d’El Watan et El Khabar de Aïn Naâdja attaquée

El Watan rapproche l'attaque aux cocktails Molotov contre l’imprimerie d’El Watan et El Khabar de Aïn Naâdja de sa déclaration d'intention d'être candidat à une télévision privée.

La plupart des groupes et associations de la société civile s'élèvent contre cette agression.

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vendredi 16 septembre 2011

L'ouverture annoncée de l'audiovisuel algérien révèle les vocations

Alors que les modalités d'accès à une autorisation d'émettre en radio ou/et télévision ne sont pas définis et qu'aucune instance ou autorité de tutelle n'est en place, l'Algérie se découvre mille vocations d'entrepreneurs.

Dans un communiqué, le Conseil d’administration d’El Watan annonce qu'il "déposera un dossier d'agrément auprès des instances qui seront créées à cet effet.". Le projet de chaîne est déjà prêt ! "Cette chaîne généraliste est destinée à atteindre un large public." Elle sera "à vocation nationale. Elle se propose d'offrir un regard neuf sur le traitement de l'information politique, économique, sociale et culturelle avec une approche originale sur le sport, les phénomènes sociaux et les spectacles, le cinéma et les séries."(...) "la SPA El Watan compte mobiliser, pour la réalisation du projet, des ressources propres en s'appuyant sur les compétences éditoriales et technique algériennes".

D'autres, comme le gouvernement, change radicalement de point de vue: Ahmed Bedjaoui, ancien directeur de production à l'Entv et actuel conseiller en matière de cinéma au ministère de la Culture, salue la décision. «Il fallait bien que cela arrive. Pour une fois, l'Algérie, n'est plus à la Une des médias internationaux avec une information sur le terrorisme. Le monde entier nous observe et voit d'un bon oeil cette ouverture en Algérie. C'est ce qu'on attendait depuis toujours.»
«J'ai toujours revendiqué le fait qu'il faut avoir un puissant groupe public de télévision, comme c'est le cas en Espagne, en France, en Angleterre, en Italie ou en Hollande», a expliqué Abdou B

Ahmed Bedjaoui, dans L'expression, qui affirme qu'à terme cette ouverture va profiter à l'Entv, qui verra la charge de travail allégée. Cette donne a été vérifiée dans des pays en Europe et en Amérique du Nord. Elle installera la concurrence et donnera plus de créativité et plus de qualité aux programmes des télévisions publiques. En définitive, la concurrence du privé sera bénéfique pour l'Entv. Un avis que partage le producteur Bachir Derais, qui ajoute que cette ouverture va rendre service à l'Entv, qui va rehausser le niveau.

TVDZ qui milite depuis de nombreuses années pour cette ouverture profitable à l'Algérie et aux Algériens se félicite de ce pas en avant. Il reste néanmoins à attendre et à apprécier les décisions concrètes de cette annonce.

mardi 13 septembre 2011

Allez Ouyahia !! L'Algérie met enfin un terme au monopole de l'Etat sur l'audiovisuel !

En avril 2004,le président de la République déclarait « L’Etat paye et toi tu danses ? », tranchait-il lors d’un débat télévisé à la veille de la présidentielle d’avril 2004. Dans une interview accordée à la chaîne arabe MBC, en novembre 1999, il avait soutenu : « C’est l’Etat qui finance la radio et la télévision et elles sont là pour défendre la politique de l’Etat. Nous n’avons pas créé ces radios ou cette télévision pour les offrir à ceux qui s’attaquent à l’Etat et causent le malheur de leur peuple. »

En 2005, le Premier Ministre Ahmed Ouyahia estimait que les Algériens n'étaient pas prêts à l'ouverture audiovisuelle. Le gouvernement algérien a officiellement adopté un projet de loi ouvrant à la concurrence le secteur de l'audiovisuel.

Au cours d'une conférence de presse en juin 2006, le nouveau ministre de la Communication en Algérie, Hachemi Djiar, disait ne pas placer l'ouverture audiovisuelle dans ses priorités. Il a réitéré le refus des autorités d’ouvrir le domaine audiovisuel au secteur privé car "l’Algérie n’est pas prête actuellement pour une pluralité de la télévisions".

Comme l’a affirmé à maintes reprises le président Abdelaziz Bouteflika,l’ouverture de l’activité audiovisuelle au secteur privé est hors de question. Il a répondu à une question autour de ce sujet : « si on autorise l’ouverture d’une chaîne de télévision privée qu’est ce qui garantie à l’Etat que son propriétaire ne va pas l’ouvrir à ceux qui veulent nous ramener au début des années 90 » ?

Toutes ses déclarations sont oubliées et nous nous en réjouissons. L'Algérie va pouvoir désormais rejoindre un monde audiovisuel largement ouvert à la concurrence et permettre à ses créateurs et ses producteurs de s'exprimer.

Le gouvernement algérien a adopté un projet de loi ouvrant à la concurrence le secteur de l'audiovisuel, mettant ainsi un terme à un monopole de l'Etat, a annoncé lundi un communiqué officiel.

Le conseil des ministres, réuni samedi et dimanche, a approuvé ce texte prévoyant la création d'une autorité de régulation des médias audiovisuels et confirmant l'ouverture de l'activité audiovisuelle.

Selon le projet de loi, l'ouverture de l'audiovisuel est proposée sur la base d'une "convention qui sera conclue entre la société algérienne de droit privé concernée et une autorité de régulation audiovisuelle, validée par une autorisation délivrée par les pouvoirs publics".

Une loi spécifique relative à l'audiovisuel viendra compléter la régulation dans ce domaine, a précisé le communiqué du Conseil des ministres, cité par l'agence de presse APS.

Au travail !

mardi 6 septembre 2011

Ahmed Ouyahia parle (enfin ! ) d'ouverture du paysage audiovisuel algérien

Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a déclaré cette semaine que l'audiovisuel, totalement détenu par l'Etat et dont l'opposition réclame l'ouverture depuis des années, sera désormais accessible au privé. (Sources : Agences de presse)

Des télévisions et des radios commerciales devraient donc voir le jour dans ce pays qui ne compte que cinq chaînes de télévision, toutes d'état



Ahmed Ouyahia a affirmé que l’avant-projet de loi sur l’information ne comportait plus de dispositions privatives de liberté. Pour le premier ministre, ces nouvelles dispositions sont des "avancées importantes" car "l'agrément de la presse écrite ne relèvera plus ni de la justice ni de l'administration, mais de l'autorité supérieure de la presse écrite".

		

Wikileaks révèle aussi le point de vue des Américains sur l'affaire Khalifa.

Neuf mois avant que l'Algérie ne demande l'extradition de Rafik Abdelmoumen Khalifa, un câble février 2007,donnait le point de vue des Américains sur l'affaire.

Extrait du câble: «Mohamed Ghernaout nous a dit que la liquidation de Khalifa relève d’un deal entre les dirigeants algériens et le renseignement français, justement pour laisser le champ libre aux banques françaises en Algérie. Il nous a dit aussi que Khalifa est devenu trop grand en un tout petit laps de temps. Les Français, qui voulaient avoir leur part du gâteau, ont misé sur l’imprudence du playboy Abdelmoumen pour appuyer leur thèse et faire tomber la banque».

et encore à propos de Khalifa TV
Just as critical to the fall of the Khalifa empire, Ghernaout asserted, were its media interests. At its zenith, Khalifa had TV stations broadcasting from London (in Arabic) and Paris (in French). It had plans to rival al-Jazeera and move into print media. The Algerian leadership, Ghernaout said, viewed this unfiltered satellite coverage as a significant threat. Many argue that Khalifa television's failure to endorse Bouteflika in the lead-up to his 2004 reelection was the final straw.

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